Incendie géant de Hong Kong : 128 morts, les flammes seraient parties des filets de protection
Ce vendredi 28 novembre 2025, Hong Kong se réveille sous le choc après l'incendie le plus meurtrier que le territoire ait connu depuis 1977. Je suis les événements heure par heure depuis l'embrasement de ce complexe résidentiel, et les images de désolation qui nous parviennent ne laissent personne i...
Ce vendredi 28 novembre 2025, Hong Kong se réveille sous le choc après l'incendie le plus meurtrier que le territoire ait connu depuis 1977. Je suis les événements heure par heure depuis l'embrasement de ce complexe résidentiel, et les images de désolation qui nous parviennent ne laissent personne indifférent. Dans le quartier de Tai Po, au nord du territoire, le complexe Wang Fuk Court offre un spectacle déchirant : sept des huit tours de 31 étages ont été ravagées par les flammes mercredi après-midi. Les opérations d'extinction se sont achevées ce matin, mais la fumée continue de s'échapper de ces immeubles inaugurés en 1983. Le bilan humain s'alourdit constamment et atteint désormais 128 victimes, incluant un pompier tombé en service. Des centaines de soldats du feu se sont relayés jour et nuit pour pénétrer dans chaque appartement, forçant les accès quand nécessaire.
Des matériaux inflammables au cœur de l'enquête
Les premières conclusions des autorités pointent vers une origine précise du sinistre : les filets de protection installés en bas des échafaudages en bambou. Armstrong Chan, directeur adjoint du service de lutte contre les incendies, explique que la propagation a été favorisée par des matériaux synthétiques abandonnés lors des travaux de rénovation. Je trouve particulièrement préoccupant que ces substances aisément inflammables aient pu être laissées sur place, d'autant plus avec les vents soutenus qui soufflaient mercredi.
La Commission indépendante contre la corruption a rapidement réagi en interpellant huit personnes âgées de 40 à 63 ans. Parmi elles figurent deux responsables du bureau d'études supervisant la rénovation du complexe, deux chefs de travaux, trois sous-traitants spécialisés dans les échafaudages et un intermédiaire. Parallèlement, trois hommes avaient déjà été arrêtés pour grossière négligence. Un groupe de travail spécifique a été constitué pour enquêter sur de possibles faits de corruption dans ce grand projet de rénovation. Eric Chan, numéro deux du gouvernement local, préconise désormais une transition accélérée vers les échafaudages métalliques plutôt que le bambou traditionnel.
Une communauté dans l'angoisse et la solidarité
Les témoignages qui remontent du terrain sont bouleversants. Mme Wong, 38 ans, parcourt inlassablement les hôpitaux à la recherche de sa belle-sœur et de la jumelle de celle-ci. Elle confie avoir participé jeudi à une opération d'identification à partir de photographies des victimes, une épreuve qu'elle redoutait profondément. Un dénommé Suen, résident du complexe, raconte comment les habitants ont dû frapper aux portes pour alerter leurs voisins, aucune alarme ne s'étant déclenchée. Les pompiers ont d'ailleurs confirmé que les systèmes d'alarme ne fonctionnaient pas dans les tours touchées.
Plus de cinquante personnes demeurent hospitalisées, dont douze dans un état critique et 28 dans un état grave. Les familles convergent vers la morgue de Sha Tin, située à trente minutes du site, où les opérations d'identification ont débuté cet après-midi. Des journalistes ont observé le transport de sacs mortuaires entre le complexe et cette morgue. Le nombre exact de disparus reste indéterminé, alimentant l'inquiétude des proches qui écument les établissements médicaux.
Répercussions et mesures d'urgence
John Lee, dirigeant du territoire, a ordonné une inspection immédiate de tous les grands chantiers de rénovation à Hong Kong. Cette tragédie interroge profondément sur les normes de construction dans une ville où vivent 7,5 millions d'habitants avec une densité moyenne dépassant 7 100 habitants au kilomètre carré. Dans certaines zones urbanisées, ce chiffre grimpe jusqu'à trois fois plus. La société de courses hippiques, institution centenaire, a annoncé que ses courses de dimanche à Sha Tin se dérouleraient à huis clos, les jockeys portant des brassards noirs en signe de deuil. Un vaste élan de solidarité se manifeste à travers tout le territoire face à cette catastrophe qui marque durablement les esprits.
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